06.06.2009

Vœu relatif à la crise laitière

 

 

Lors de la session du 5 juin dernier, le groupe Initiatives Côte d'Or et le groupe des Forces de Progrès ont proposé le voeu suivant: 

 

 Depuis plusieurs semaines, les producteurs de lait expriment leur désarroi face à la chute vertigineuse du prix d’achat du lait. En perdant un tiers de sa valeur, le lait atteint un prix plancher historique. La baisse du revenu agricole, si la situation devait perdurer, serait dramatique pour nombre d’exploitants. Les paysans et nos territoires ruraux sont particulièrement impactés par cette conjoncture.

 

L’année dernière, on parlait de la flambée des prix agricoles. Aujourd’hui, c’est le marasme. L’an dernier, le prix du litre du lait était de 0,33 € (payé au producteur) ; il est actuellement à 0,23 €, en dessous des coûts de production.

 

Les producteurs ne doivent plus être considérés comme une variable d’ajustement par les intermédiaires qui fixent le prix du lait de manière à augmenter leurs marges. La baisse du prix de 30 % est inacceptable et met la situation des producteurs en péril. L’accord interprofessionnel trouvé le 3 juin n’est pas un bon accord : il prévoit 280 €/mille litres de lait, alors que 300 € seraient nécessaires pour avoir un revenu décent.

Nous pouvons relever deux causes principales qui expliquent l’effondrement des prix :

-          la disparition programmée et, anticipée, des quotas laitiers à l’horizon 2015,

-          la suppression des mécanismes interprofessionnels de régulation des prix en France (via une circulaire DGCCRGF d’avril 2008).

Compte tenu de l’urgence de la situation et du fort impact pour notre territoire, les Conseillers Généraux soussignés :

-          demandent le rétablissement des mécanismes de régulation des prix au sein de l’interprofession laitière ;

-          estiment que le prix du lait doit couvrir les coûts de production et la rémunération du travail avec l’introduction progressive d’un coefficient d’indexation ;

-          souhaitent la réouverture à l’échelle européenne des discussions sur les quotas avec pour objectif la prorogation du système actuel au-delà de 2015 ;

-          exigent la transparence sur la répartition des marges par la réactivation d’un observatoire des prix et des marges qui fasse enfin la lumière sur les marges pratiquées par chaque maillon de la chaîne.

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